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Le président de l'Assemblée a exprimé sa fermeté face au comportement de certains députés, tant en matière de code vestimentaire, que d'assiduité aux débats qui s'y tiennent.
C'est un sujet qui le met en colère. Et il l'a répété ce dimanche, sur le plateau de BFM Politique. François de Rugy veut aller plus loin pour s'attaquer au "problème d'absentéisme à l'Assemblée". Si, pour les "multi-récidivistes", il affirme que "les sanctions financières sont appliquées", notre invité déplore qu'il n'en soit pas de même "pour les votes solennels" où "les sanctions n'ont jamais été appliquées". "Je vais demander que cela soit rectifié", a martelé le président de l'Assemblée nationale.
Ainsi, les députés risqueront de se voir infliger sur une session parlementaire "4.320 euros d'amende en cas d'absence à plus des deux tiers des votes solennels", a avancé François de Rugy sur notre antenne.
"L'Assemblée nationale n'est pas un cirque".
Autre cheval de bataille du président de l'Assemblée, l'attitude et le code vestimentaire. "Quand on est Président de l'Assemblée, on fait en sorte que les débats se passent bien, qu'il n'y ait pas trop de provocations", a d'abord estimé François de Rugy.
Puis d'évoquer l'épisode du maillot de football exhibé par François Ruffin, député La France insoumise, alors qu'il se trouvait au pupitre devant ses collègues. Un comportement préjudiciable à une discussion sur le fond, d'après François de Rugy: 
"Sur le code vestimentaire, nous pensions que chacun pouvait être responsable, s'autoréguler et monsieur Ruffin a décidé de mettre un maillot de foot, pour attirer l'attention sur lui, car nous n'avons parlé que de ça et plus du fond."
Même jugement, pour ce moment où François Ruffin avait furtivement brandi un carnet de chèques. 
"L'Assemblée nationale n'est pas un cirque, on s'exprime par la parole. Quand on dit 'sortez le carnet de chèques', il n'y a pas besoin d'en sortir un", a-t-il statué.
Un bilan à mi-mandat.
Cette exigence qu'il veut imposer aux autres, François de Rugy fait valoir qu'elle vaut aussi pour lui-même. "Avec Richard Ferrand (président du groupe LaREM, NDLR) nous sommes exactement sur la même ligne: oui, il y aura un bilan à mi-mandat. Je dirai 'est-ce que nous voulons continuer ensemble?'", explique-t-il. 
"Nous allons bien faire un bilan à mi-mandat avec remise en jeu du poste de Président de l'Assemblée", confirme-t-il encore de manière très claire. 

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